Georges Ory finit la saison en beauté
Le boxeur de l’Angers BC a remporté ses deux premiers combats internationaux. De bon augure avant une saison 2012 qui s’annonce capitale.
Il a fait une croix sur les Jeux Olympiques 2012. Doublure de Jérémy Beccu, champion de France de la catégorie des moins de 49 kilos, l’Angevin Georges Ory ne verra, sauf accident, pas Londres. Lui se projette déjà sur Rio 2016. Les entraîneurs de l’équipe de France lui ont fixé cette échéance. Le boxeur aura alors 24 ans et davantage d’expérience et de maturité dans les gants.
Successeur désigné de Jérémy Beccu
Depuis deux ans, et ses premières finales nationales, Georges Ory a déjà beaucoup grandi. Vice-champion de France en titre, il compte depuis le week-end dernier deux sélections en équipe de France. Deux combats qu’il a remporté sans coup férir d’abord face au Biélorusse Belcovich puis, plus difficilement, en finale contre le Polonais David Jagodzinski (17-15). « J’ai eu plus de mal lors du deuxième combat, reconnaît-il. Le Polonais était plus expérimenté que moi, il frappait fort et avait dépensé moins d’énergie que moi lors de sa demi-finale. »
Mis en difficulté en Biélorussie face à un boxeur qui comptait à son palmarès une centaine de combats, contre à peine trente pour l’Angevin, George Ory a su s’adapter et remporter sa première médaille d’or internationale. Appelé régulièrement en équipe de France depuis un an, le jeune marié attendait cette première victoire patiemment.
Et dans sa catégorie, son avenir s’annonce radieux. Son rival Jérémy Beccu donnera un nouveau tournant à sa carrière à l’issue des Jeux Olympiques. Il rejoindra alors les rangs professionnels ou la catégorie supérieure chez les amateurs pour s’éviter des régimes draconiens qu’il a de plus en plus de mal à suivre. Une aubaine pour Georges Ory d’autant que le boxeur de Nord renoncera en 2012 aux championnats de France.
S’imposer en équipe de France
« Le titre de champion de France, c’est l’objectif de l’année », reconnaît son entraîneur Patric Bahamed-Athlan. « Même si je ne suis pas à l’abri de passer à côté d’un combat, logiquement personne ne devrait m’empêcher d’être champion de France, avance le boxeur. Dans ma catégorie, il n’y a personne au niveau. » L’Angevin sera fixé le 17 mars, date de la finale des championnats de France.
Plus mature que la saison passée où il ne disputait que ses premiers championnats de France seniors, le boxeur de l’Angers Boxing Club ne s’imagine pas s’incliner une nouvelle fois en finale. Titré chez les jeunes, il attend cette ceinture nationale avec impatience.
Il ne lui restera plus alors qu’à faire son trou en équipe de France. Avec au programme un tournoi en Angleterre en février puis les championnats d’Europe et peut-être les Jeux de la Francophonie en 2013, l’Angevin a de quoi remplir son agenda.
Mais la carrière d’un boxeur peut s’arrêter aussi vite qu’elle n’a commencée. En 2016, Georges Ory aura peut-être renoncé à la boxe, fatigué de tous les sacrifices engendrés pour une reconnaissance limitée. Vu la patience et le courage du bonhomme, il s’accrochera plus vraisemblablement jusqu’à cette échéance quitte à prendre de vilains coups, quitte à se faire voler parfois.
Le garçon connaît l’histoire de son sport et si sa mémoire lui fait défaut, il trouvera forcément quelqu’un pour lui rappeler que le dernier champion olympique français de boxe s’appelait Brahim Asloum. C’était en 2000 à Sydney et comme Georges Ory, il boxait chez les moins de 49 kilos. Souhaitons pour l’Angevin que l’histoire se répète.
Guillaume LEROUX.
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